Those were the days

                                                         Roland Florent

They were the happy years of my life as a student at RC (Royal College) Curepipe, as a teacher at RC Port Louis and Cassis, at Haileybury Brighton and Keysborough.

They were the days before I retired in 1995, before identity politics, political correctness, social media, the World Wide Web; arguments about female inequality, globalism versus patriotism, gender versus sex. But that does not mean (at any rate at the schools I studied or taught) we were not conscious of and interested in problems or animosity arising from religious, racial, social and other differences.

The literature, ancient (Latin or Greek) and modern (English or French) I studied and later as a language teacher taught gave us ample opportunity to debate those issues. Apart from my schoolteachers and colleagues, some of whom were outstanding, we had so many philosophers, poets, novelists and others, as La Bruyere says “depuis 10,000 ans qu’il y a des hommes et qui pensent”.  I learnt a lot from the poets, tragedians, comedians and other writers of all four languages.

My classroom teachers and I as a language teacher believed in freedom of thought and expression. We recognized the right of anyone in the classroom to express his\her opinion, within, of course, the context of what we were studying, but in moderate and respectful language, and accepting from someone else a contrary opinion similarly expressed. Our classrooms prized the right to privacy and rejected prying into the life of others We as teachers understood it was our role to teach our students not what to think but how to weigh the pros and cons of every issue before making up their minds.

All our teachers were highly qualified and true professionals; still my best teachers were Socrates, Virgil, Shakespeare and Jesus Christ. Socrates taught us we were all ignorant: we could believe but did not know, that God exists, for example. To Virgil, He was “mens et spiritus” (Intelligence and Life Force”. To Jesus, whose birthday we always look forward to with expectation, as we do now, he was Holiness, Truth, Love, and Compassion and wanted us never to hurt and to always try to help one another.

Those indeed were the days I remember tenderly in my old age.

 

Christmas 2020

                                              Noëls de mon enfance

     

                                                        Orietta

A Maurice où j'ai grandi, nous habitions sur la propriété sucrière Queen Victoria, surnommée 'laquine', petit village dans l'est de l'île.

Les souvenirs que j'ai des Noëls de mon enfance sont variés. Pas la même chose tous les ans. Je me souviens deux ou trois années où mon papa avait été acheter un arbre de Noël qu'on décorait ensemble avec ces petites boules fragiles qui se brisaient facilement. On faisait sortir la guirlande lumineuse de l'année précédente et l'étalait pour vérifier que toutes les petites ampoules étaient intactes.

Dans la soirée du 24 décembre, un des parents nous emmenait faire une ballade dans le village. Dans le ciel tout étoilé, on suivait le vol des chauves-souris. L'autre nous rattrapait quelque part en chemin - pas un grand village et on y faisait le tour facilement. Mon papa nous avait appris à bien cirer nos chaussures avant de les placer dans le salon, devant un fauteuil. Quatre enfants, quatre fauteuils.

Un de ces Noëls dont je garde un souvenir particulier. Tout avait été préparé comme d'habitude y compris les chaussures au salon. La veille de Noël, un cyclone menaçait et l'alerte avait été donné. Ce soir-là, il avait fallu faire rentrer les chaises qui étaient sous la varangue, et bien fermer les grosses portes en bois et y mettre les barres pour les sécuriser. Le salon était donc plein de meubles additionnels. On se demandait bien si le Père Noël allait pouvoir nous rendre visite dans un temps pareil. Mais à la surprise de ma petite soeur, il a passé nous laisser des jouets! “Comment est-ce que Père Noël a pu entrer?”

Je me souviens aussi des fêtes de Noël au Cercle de Beau-Bassin et un ou deux aux casernes de la Special Mobile Force, à Vacoas. J'allais souvent passer quelques jours chez ma marraine et mon oncle, policier dans la SMS.

Décembre 1967, notre premier Noël en Australie. Débarqués à Melbourne le 21 après une escale d'une journée à Fremantle. On a nous emmené faire un tour en bus jusqu'à Perth. C'était un dimanche et tout était fermé, mais nous avons pu voir les vitrines des magasins, toutes décorées. Arrivés à Melbourne dans la soirée du 21, on s'était demandé si le Père Noël savait qu'on avait changé d'adresse. Avant de quitter Maurice, je ne savais même pas où on allait habiter. Comment allait-il faire pour nous trouver? Nous étions deux familles, 8 enfants en tout, variant en âge de 6 à presque 17 ans, dans une grande maison à Dandenong. Mais il ne fallait pas s'inquiéter. A notre grande surprise, le Bonhomme Noël est venu. Il est bien malin le père Noël, n'est-ce pas?

                                   

 

                                                               Noël à travers le monde

 

                                                                      Monique Cavalot

 

En Angleterre, on prépare un Plum-pudding

Noël en Angleterre est une fête très suivie et appréciée. Tout commence par la préparation du plum-pudding près de 3 mois à l'avance : un gâteau presque mythique à la recette compliquée à base de cerises confites, zestes d'oranges, grains de raisin, soupe de brandy et encore de graisse de rognon de bœuf haché. Dans les maisons, les enfants accrochent au sapin leur chaussette de Noël pour que Santa Claus, le père Noël, y dépose les cadeaux et les remplisse de friandises. Le repas traditionnel de Noël est composé d'un rôti de dinde aux légumes ou pommes de terre et se termine avec le fameux plum-pudding servi avec de la sauce au cognac.

En Espagne, les Rois Mages apportent les cadeaux

Venus d'Orient, les Rois Mages ont apporté les cadeaux à Jésus après sa naissance : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Les Espagnols offrent les cadeaux le jour des Rois, le 6 janvier, après que les enfants ont entonné des chants de Noël. Quelques jours avant Noël, dans chaque maison, on construit une crèche avec des santons, des animaux, un paysage pour raconter le jour de la naissance de Jésus et on décore le sapin. Le 24 décembre, appelé le jour de la « Noche Buena », les Espagnols se réunissent en famille et vont pour beaucoup d'entre eux assister à la messe de minuit.

En Australie, Santa Claus surfe sur les vagues

C'est l'été en Australie, on fête Noël en maillot de bain. Mais ça ne change rien : les familles décorent aussi leur sapin de Noel et les guirlandes lumineuses animent les rues et les façades des maisons. Le dîner, par contre, est plutôt un repas froid avec de la viande et des salades, des fruits tropicaux en dessert ou le fameux pavlova, dessert-signature de l’Australie. Et le lendemain de Noël, Santa Claus va surfer.

En Grèce, Noël se fête à la Saint-Basile

Le Père Noël grec s'appelle Agios Vassilis (Saint Basile). Le jour de Noël est célébré, pour la plupart des Grecs, le 1er janvier, le jour de la Saint-Basile. C’est aussi ce jour là que les cadeaux sont offerts, la veille au soir, on partage des gâteaux où ont été cachées plusieurs pièces d'or. Elles porteront chance à ceux qui les trouveront. D'autre part, la mer est si présente en Grèce que le sapin de Noël est remplacé par l'emblème du pays : de nombreux bateaux miniatures et des maquettes de voiliers décorées et illuminées pour l'occasion.

Aux États-Unis, même si c'est lors de Thanksgiving que l'on se retrouve en famille et que l'on s'échange les cadeaux, Noël est une nouvelle occasion de décorer les maisons. On y déguste alors le fameux « Egg Nog », une boisson composée d'œuf, de rhum, de cannelle et de muscade. En Inde, les maisons sont décorées avec des feuilles de manguiers et une lampe à huile est posée sur le bord du toit des maisons. En Suède, une chèvre en paille « Julbok » est construite tous les ans, en référence à la mythologie. Au Portugal, après une « Bacalhau Cozido », de la morue accompagnée de chou et de pommes de terre, 13 desserts sont servis à la fin du repas pour faire référence aux 12 apôtres et à Jésus.

© 2012 by Orietta Wheatley                Publications/Members Cnr Uploaded by Gerard Laville 

Latest update: Friday 4 December 2020